MÊME LE CIEL SERA VERT
Dorian Cohen
, Paris (FR), 1987
Commissaire : Thomas Ghaye, www.lapeaudelours.net
22, rue Lulay des Fèbvres 

Le peintre Dorian Cohen nous transporte à l’orée de la Ville, dans ces lieux de convergence où l’on ne se rencontre jamais. Squares, parcs, zones pavillonnaires, ponts, bretelles d’autoroute, périphériques ; là où la tendance amène l’art au cœur de ces espaces (péri-) urbains comme pour en réécrire le récit, Dorian Cohen fait de ces urbanités ordinaires aux attraits délaissés son objet d’art. Selon une démarche renouvelée des maestri de la Renaissance italienne, le peintre se balade dans l’espace public et en revient pour nous révéler la beauté de ces paysages aménagés à la végétalisation luxuriante mais contenue évoquant une fin biodégradable. Peintes par touches fractionnées à la manière Cézannienne, les couleurs – celles de l’aube ou du crépuscule - plongent étrangement ces épicentres de la banalité dans une forme de mysticisme. L’écho perceptible d’un tumulte enfui de vie humaine appuie le propos.

Aubry Daerden 


EN
French painter Dorian Cohen takes us to the outskirts of the City, to these meeting points where we never meet. Squares, parks, suburban areas, bridges, highway ramps, beltways; where trend brings art at the heart of these suburban spaces as if he wanted to rewrite the story. Dorian Cohen turns these ordinary abandoned urban spaces into his own piece of art. Inspired by a renewed approach of the Italian Renaissance maestros, the painter strolls through public spaces to show us the beauty of these urban areas made of contained lush vegetation that evokes a biodegradable end. Painted by fragmented touches in the style of Cézanne, the colors – of dawn and twilight – strangely plunge these epicenters of banality into a form of mysticism. The perceptible echo of a vanished tumult of human life supports the artistic approach.

Aubry Daerden