Fire runs deep echœs
Hans Defer, Ostende (BE), 1968

Les photos de Hans Defer font l’objet d’une série de manipulations numériques et physiques. Il retravaille sans cesse des versions plus anciennes de son travail, les photographiant à nouveau ou les photocopiant encore et encore. Il les enterre parfois jusqu’à ce qu’elles se désintègrent presque totalement. Suite à ces manipulations, de nouvelles images émergent. Le temps ralentit et se fige. Les photographies deviennent des souvenirs d’événements qui ne se sont jamais déroulés. Un passé qui n’existe pas. Détruire ses souvenirs du contexte initial de l’image en y ajoutant du bruit et de la distorsion. Son approche est davantage influencée par le punk rock et la musique bruitiste que par l’art traditionnel. Ses œuvres n’ont pas de titre mais, à la place, un numéro de catalogue afin de n’imposer aucune interprétation au spectateur.

Commissaire : Sandrine Bouillon
Texte : Hans Defer

 

The photographs of Hans Defer are the subject of a series of digital and phy- sical manipulations. He constantly reworks older versions of his work, repho- tographing or photocopying them again and again. Sometimes he buries them until they're almost completely disintegrated. After these processes new images emerge. Time slows down and freezes. Photographs become memories of events that never happened. A past that doesn't exist. Destroying his memories of the original context of the image by adding noise and distortion. His approach is more influenced by punk rock and noise music than by traditional art. His works don't carry a title but instead have a catalogue number, so no interpretation is imposed upon the viewer.