CORE VALUES
Julie Kern Donck
, Bruxelles (BE), 1992,
& Damba Miaoumiau, Ulaanbaatar (MO), 1989 
Duo d’artistes sélectionné de l’appel à projet
20, rue Léopold (rue de la Madeleine) 

L’approche de Damba Miaoumiau est celle d’un examen, d’une analyse et d’un agrandissement. Par la plongée dans des détails inaperçus, son travail invite à l’adoption d’une autre échelle du regard, afin d’explorer le monde à travers ses structures fondamentales et pourtant invisibles, comme le pressentiment sensible et discret des textures d’un avenir.
Par l’abstraction d’observations tirées de ses expériences quotidiennes et imprégnée d’un esprit poétique, Julie Kern Donck réexamine le monde avec lucidité. Utilisant les codes de l’historicité et des symboles, son travail tire parti de sa connaissance des matériaux pour créer des narrations qui articulent notre compréhension du passé en relation avec des attitudes contemporaines.

On regardait l’intérieur de notre maison, en se demandant quoi faire et par où commencer. On a été saisis par ce sentiment qui posait une question : Où commence l’art ? Où trouve-t-on l’inspiration et, de façon plus importante, la légitimité à fabriquer encore plus de trucs à jeter dans le monde ? L’environnement domestique est un point de départ important parce qu’on a compris l’importance de
la familiarité que cet espace nous procure. C’est dans nos chambres et nos documents qu’on se fait une interface avec le monde, qu’on peut le déchiffrer, l’interpréter. Dans cet environnement domestique donc, ce qui nous a frappé initialement c’était le regard constant des animaux, des animaux qu’on a domestiqués, des images de lions sur des tables de nuit, comme encadrés dans un zoo. Des masques de soirées d’Halloween, bizarrement manipulés, personnifiés.

À travers un intérêt commun pour la domestication et la familiarité des objets et des signes, Julie Kern Donck et Damba Miaoumiau s’efforcent de défricher et de démanteler les idées qu’on se fait sur notre relation aux objets et ce qu’ils veulent dire. 


EN
Damba Miaoumiau’s approach is one of examination, analysis and magnifying. Diving inside unnoticed details, his work invites to adopt a different scale of vision as to explore the world through its fundamental yet invisible structures, as a discrete, subtle way to sense and foresee the textures of a future.
Abstracting observations from her everyday experience infused with a poetic spirit, Julie Kern Donck clairvoyantly strikes a tone of reconsideration. Her work explores codes in historicism and symbols. She utilises her in-depth knowledge of materials to create narratives that interplay with our understanding of the past in context with contemporary attitudes.
“We were looking around our house, thinking about what to do and where to start. And this feeling struck us. It posed the question: Where does art begin? Where do we find inspiration and more importantly the legitimacy for making more trash in the world? The home environment is an important starting point since we recognised the importance of familiarity that this space provides for us. We find interface of the world in our rooms or our archives and sources of codes that enable us to decode or interpret the world. In this domestic environment, what struck us initially was that of the gazing animals, animals that have become domesticated, images of lions which sit on our coffee table framed like in a zoo. Masks from a Halloween after party oddly manipulated, personified.”
Through common interests in domestication and familiarity of objects and symbols, Julie Kern Donck and Damba Miaoumiau start to unravel ideas of our relationship to objects and their meaning.