Tobidashi boys
Loïc Moons, Seraing (BE), 1992

Diplômé de l’École Supérieur des Arts de la Ville de Liège, Loïc Moons est peintre. Fan d’animés, de belles sapes et de vélo, il cultive l’image du hype épuré. Véritable adepte du genre, dans sa pratique, il collecte images et références liées à la pop culture nippone.

Pour cette huitième édition d’Art au Centre, Loïc Moons compose des éléments picturaux à partir de signes empruntés à des panneaux de signalisation japonais.

Dépouillée des codes basiques des vrais Tobidashi, que de toute manière un occidental bien occidentalisé ne comprendrait pas (sont-ils là pour prévenir les automobilistes que des piétons jettent des ballons sur la chaussée ou alertent-ils les piétons sur le risque de jouer sur la route ?), l’installation de Loïc Moons invite le passant à inventer des significations aux visages blasés ou tristes des personnages, aux phylactères explosifs et aux silhouettes découpées.

Notons la pointe d’humour de cette installation qui sollicite, sans ambiguïté, nos interprétations, comme le fait l’art contemporain de manière générale en travaillant sur l’imaginaire, et à l’inverse du quotidien moderne qui aura tendance à le cadenasser.

Commissaire & texte : Mikail Koçak

 

Painter Loïc Moons graduated from the École Supérieure des Arts de la Ville de Liège. He is a fan of anime, stylish clothing and cycling; and cultivates the image of refined hype. As a real follower of the genre, in his practice, he collects images and references that are connected to Japanese pop culture.

For this eighth edition of Art au Centre, Loïc Moons composes pictorial elements from signs he borrowed from Japanese road signs. Stripped of the traditional codes of the real Tobidashi, which a well-Westernized Westerner would not understand anyway (are they placed there to warn motorists that pedestrians throw balls on the road or alert pedestrians to the danger of playing on the road?), Loïc Moons' installation invites passers-by to give meanings to the characters' jaded or sad faces, explosive speech bubbles and cut-out silhouettes.

Let’s note the touch of humor in this installation that unambiguously requests our interpretations, as contemporary art generally does by working on the imagination and unlike modern everyday life which will tend to padlock it.