SOUS L’ARC-EN-CIEL
Martin Coiffier, Paris (FR), 1973
Commissaire : Thomas Ghaye, La peau de l’ours
Rue Saint-Gilles, 129

 

À propos de Sous l’arc-en-ciel : Les arbres offrent l’oxygène, la vie. Leurs racines plongent dans une terre que les anciens ont foulé des siècles avant nous. Leurs branches s’élancent vers l’univers, se plient aux aléas du vent, des orages, des catastrophes... Ils sont les piliers de notre exis- tence. Être au cœur de la forêt, c’est habiter le centre du monde, de l’histoire de l’humanité, c’est plonger au plus profond de l’humain que je suis, et atteindre des pensées si enfouies, qu’il n’existe aucun mot pour les énoncer. Mes forêts sont des éclats de voix, des explosions de joie ou de colère, d’énergie créées par l’opposition entre mes rêves, et une existence inexorablement enracinée dans la réalité. À ces tableaux, que j’ai créés durant cette année si particulière, j’associe une liste de mots. Ils me sont venus au fil des jours du premier confinement et reflètent les différents états d’âmes qui se sont succédés jusqu’à ce que l’on imaginait être un nouveau départ...

À propos de Martin : Martin Coiffier a travaillé de nombreuses années dans le cinéma, en Espagne et en Amérique Centrale. Les paysages qu’il a décou- vert au fil des repérages et des tournages, ainsi que ses propres travaux de mise en scène, sont devenus décisifs dans son approche de la photographie, qui reste son outil artistique princi- pal, et dont son utilisation tient plus de la composition picturale que de la photographie traditionnelle. Le jeu entre le réalisme, provoqué par la technique photographique, et le côté fictionnel de la recomposition d’éléments plus propres au cinéma ou la peinture est au centre de sa démarche. C’est une réflexion sur la façon dont on perçoit puis retranscrit la réalité qui nous entoure ou qui nous habite, à travers ces deux techniques artistiques.
 

ENGLISH
 

About Sous l’arc-en-ciel:

Trees offer oxygen and life. Their roots plunge into a soil that our ancestors treaded centuries before us. Their branches soar towards the universe and yield to the hazards of the wind, the thunderstorms, the disasters… They are the pillars of our existence.

Being at the heart of the forest is living in the center of the world, the history of humanity. It means plunging deep into the human that I am and reaching thoughts that are buried so deeply that there is no word to describe them. My forests are loud voices, explosions of joy, anger and energy created by the opposition between my dreams and an existence inexorably deep-rooted into reality.

I associate a list of words with these paintings that I created during this very particular year. These words came to my mind during the first lockdown and reflect the different states of mind that followed one another until the new beginning that we were expecting…

About Martin:

Martin Coiffier worked for many years in the cinema business in Spain and Central America. The landscapes that he discovered during the location scouting or the shooting and his own production works became decisive in his approach of photography that remains his main artistic tool and whose use is more about pictorial composition than traditional photography.

The game between the realism provoked by the photographic technique and the fictional nature of the recomposition of elements that are proper to cinema or painting is at the center of his approach. It is a reflection on the way we perceive and then transcribe the reality that surrounds or inhabits us through these two artistic techniques.