"Ce que l'on entend des cratères" 
Maxime Vernédal, Thaïlande, 1989 (vit et travaille à Bruxelles)
Commissaire : Arthur Cordier
Rue de l’Université, 29

 

Maxime Vernédal est un artiste français basé à Bruxelles. Diplômé du master en Espace Urbain à l’ENSAV La Cambre. 

La pratique de Maxime Vernédal est pluridisciplinaire. 

Le choix du matériau est le début de sa démarche : il est la première strate d'interprétation de son expression. La terre, le verre, la matière sonore, la matière écrite, les photos, les souvenirs, sont des objets qu'il présente comme une constellation. 

Étant adopté, les notions de lieux, d'origines et d'identité sont au départ de ses réflexions. Ce champ de la pensée est toujours en mouvement entre construction et déconstruction. 

Dans "Ce que l'on entend des cratères", la démarche d'utiliser la terre des champs de bataille de Verdun rentre dans ce mouvement perpétuel de construction et de déconstruction. 

Il est la clé de cette envie de légitimation, d'appartenance à cette terre, la terre de son enfance, l'une des constructions de son identité. 

Cette terre a un double usage et un double langage : elle est aussi empreinte d'une histoire plus globale. 

Cette tension entre son histoire et notre histoire est voulue. 

Le verre dans son procédé est une débauche d'énergie et aussi un artisanat ancré dans la région Grand Est en France. 

La rencontre de ces deux matières - la terre et le verre - se décrit en souffle, en haute densité de chaleur, et en un temps restreint. L'impression, faite à l'acétone et par la suite gaufrée, est une réflexion sur détruire pour reconstruire. 

L’œuvre parle de palimpseste et de la mémoire, ainsi que des perceptions parfois erronées des éléments passés. C'est une courte histoire sur une erreur d'interprétation de la part de l’artiste. 

Mais qui donna lieu à toute la démarche autour de la terre et de ses aspérités (cicatrices, cratères).

 

ENGLISH

 

Maxime Vernédal is a French artist based in Brussels. He holds a Master's Degree in Urban Space (ENSAV La Cambre).

Maxime Vernédal’s practice is multidisciplinary.

The selection of the material is the start of his approach: it is the first interpretation level of his expression. The clay, glass, sound material, written material, pictures, memories are objects that he presents as a constellation.

As he was adopted, the notions of places, origins and identity are the starting point of his thoughts. This latitude of thoughts is always in motion between construction and deconstruction.

In Ce que l'on entend des cratères, the approach of using the clay of Verdun battlefields goes into this perpetual movement of construction and deconstruction.

It is the basis of this desire of legitimation, of belonging to this land, the land of his childhood, one of the constructions of his identity.

This land has a dual use and a dual language: it is also tinged with a more global story.

This tension between his story and our story is deliberate. 

In his approach, glass is a flash of energy and also a craft industry anchored in French Great East region.

The clash of these two materials – clay and glass – is described in breath, in high intensity of heat, and in a limited time. The printing, made with acetone and then goffered, is a reflection on destroying to rebuild.

The artwork talks about palimpsest, memory and occasionally erroneous perceptions of past elements. It is a short story about an interpretation mistake by the artist.

It yet led to this whole approach around clay and its asperities (scars, craters).