WORK, COMFORT, HOME
Michael Mönnich
, Münich (DE), 1991
Commissaire : Arthur Cordier 
40, rue Léopold 

Œuvre à voir de nuit. 

Michael Mönnich est un photographe et vidéaste basé à Munich. Ses travaux explorent le monde caché du contenu généré par la data et la main- d’œuvre humaine qui la soutient. Qui entraîne les algorithmes en premier lieu ? Les humains le font. La main-d’œuvre est recrutée sur différentes plates- formes, afin d’effectuer « des tâches à la demande que les ordinateurs sont actuellement incapables de faire ».

Dans « Work, Comfort, Home » (2020), Michael a analysé un ensemble de données de 68,8 heures de matériel vidéo. Selon ses propres mots, il s’agit « d’une archive visuelle entièrement produite par des travailleurs répartis à travers le monde ». Dans cet ensemble de documentation visuelle, il a sélectionné celles produites par une seule famille de travailleurs.

Il demande ainsi à un groupe de travailleurs anonymes de contribuer à ses films et d’effectuer certains ensembles d’actions. Ceci fut le cas dans « On-Demand Workforce » (2018) précédemment exposé à The Balcony The Hague et à la Galerie Der Künstler, Munich. En pervertissant et manipulant les systèmes néolibéraux pour ses propres fins artistiques, l’artiste nous invite à réfléchir sur la formation du travail dans notre société orientée vers les données et les systèmes informatiques, ainsi que sur les nouvelles formes de travail à la demande.

Arthur Cordier 


EN
Michael Mönnich (1992, Germany) is a photographer and video-maker based in Munich. His works explore the hidden world of Data-generated content and the human workforce sustaining it. Who trains algorithms in the first place? Humans do. The workforce is recruited through different platforms, in order to perform “discrete on-demand tasks that computers are currently unable to do”. 

In ‘Work, Comfort, Home’ (2020) Michael dealt with a data set of 68.8 hours of video material. In his own words ‘the visual archive was produced entirely by internet workers across the globe in order to train algorithms’. Within this set of visual documentation he selected those made by one family of workers. He reaches out to a pool of anonymous workers willing to contribute to his films. 

He recurrently asks them to perform certain sets of actions, such as in the installation work ‘On-Demand Workforce’ (2018) previously exhibited at The Balcony The Hague and the Galerie Der Künstler, Munich. Thus perverting neo-liberal systems to his own artistic goals Michael Mönnich invites us to reflect upon the shaping of labor in our data-oriented society as well as the new forms of ‘on-demand’ labor.