MIDNIGHT MOCHI
Sookyun Yang, Gwangju (KR), 1982
Ian Bruner, Banning (US), 1987
Paul Lepetit, Caen (FR), 1995
Kahina Loumi, Paris (FR), 1982
Lucie Lanzini, Belfort (FR), 1986
Hélène Moreau, Argenteuil (FR), 1985
Clémence Mauger, Roubaix (FR), 1991 
Reiji Saito, Tokyo (JP), 1987
Commissaire : Collectif À VENIR
Rue de l’Université, 20


L’exposition collective Midnight Mochi propose un univers architectural fragmentaire où la poésie des surfaces et des textures l’emporte sur une vision d’ensemble impossible. Détails éthérés ou lignes énigmatiques dessinent une construction imaginaire. Dans le confort des ondes pastel, les œuvres s'entraînent dans une métamorphose commune.

Hélène Moreau plongera notre regard dans un bleu menthe glacial. Sa mire d'archéologue permet d’ajuster notre vision au panorama d'œuvres qui se dressent devant nous. Au centre un cœur fondant idéalise une société transitoire : les sculptures de Paul Lepetit fonctionnent comme des dessins dans l’espace, traçant la silhouette de personnages mi-fonctionnels, mi-décoratifs. Ses figures hésitantes troublent la réalité du concret, du solide. Un univers artificiel et poétique que l’on retrouve chez Ian Bruner. Ses œuvres narratives mettent en évidence l'apathie face à la dégradation de l'environnement. Le travail de Lucie Lanzini véhicule le souvenir de textures en voie de disparition, par le moulage d’éléments décoratifs d’espaces architecturaux. 

Les formes libérées aux murs se muent en attitudes de plaisir. Les couleurs joyeuses de Kahina Loumi, appliquées sur des toiles aux formats découpés, comme des fenêtres abstraites. Clémence Mauger délaye un paysage floral dont elle tire l’inspiration de ses observations nocturnes. Un jeu d’apparition où la lumière devient une matière essentielle. Sookyun Yang produit des formes qui s’émancipent de la gravité. La vidéo donne à voir leur processus de fabrication en réalité virtuelle, un artisanat numérique aux gestes hypnotiques. Au fond de l’espace, Reiji Saito nous propose de vivre une expérience visuelle flottante, une rêverie qui s’attache aux détails que le quotidien accumule sous nos yeux.


ENGLISH
 

Midnight Mochi collective exhibition displays a fragmented architectural space where surfaces and textures prevail over an impossible overview. Blurred details and enigmatic lines draw an imaginary construction. In the comfort of pastel waves, the artworks drag each other into a joint metamorphosis.

 

Hélène Moreau plunges our eye into a deep mint blue vibe. Her archeologist’s sight adjusts our vision to the panorama of artworks standing in front of us. In the center, a melting heart idealizes a transitory society: Paul Lepetit’s sculptures work as drawings trapped in space, tracing the silhouettes of half-functional, half-decorative characters. These hesitant figures disturb the reality of concreteness and solidity. Both artificial and poetic, as the work of Ian Bruner : narrative compositions underlying the apathy towards environmental damage. Lucie Lanzini’s sculpture conveys the memory of disappearing textures, through the casting of decorative elements from architectural spaces.

 

The liberated figures on the walls turn into attitudes of pleasure. The joyful colors of Kahina Loumi on shaped canvas work as abstract windows. Clémence Mauger dilutes floral landscapes, inspired by her nighttime observations. Shapes being on the tip of disappearance, light becomes a key element. Sookyun Yang produces forms that emancipate from gravity. Her video shows the making process using virtual reality, a digital craft with hypnotic movements. In the background, Reiji Saito offers a visual experience of detachment, a daydream focusing on the details that everyday life piles up in front of our eyes.