No fiction can replace spaces
Miranda Pastor, Barcelone (ES), 1996

Le projet No fiction can replace spaces a vu le jour à Madrid pendant le confinement de 2020. Les œuvres que je réalisais à l’époque étaient liées à l’environnement et puis soudainement, l’interaction avec le monde extérieur s’est transférée vers l’écran. Curieusement, Google Maps est devenu le moyen d’accéder aux rues numériquement.

Mais comment l’environnement est-il représenté à travers l’écran ? Et quel est notre lien avec ces images ?

No fiction can replace spaces résulte de cette expérience numérique. L’expérience où l’écran simule et nourrit le désir de se trouver à plusieurs endroits au même moment. Ici et là. Maintenant et juste après. Un simple clic et nous pouvons être à Madrid, Liège et Barcelone. Nous pouvons être presque partout.

Mais pour au final se rendre compte que nous ne sommes pas complètement quelque part.

L’installation, ainsi que l’écran lui-même, s’avèrent être une combinaison d’espaces personnels et publics. Une pièce de Madrid est proche d’une autre située à Barcelone et, en même temps, à quelques centimètres de Liège. En fin de compte, cette représentation des espaces, en plus d’être une fiction numérique, devient une autre réalité en soi.

Artiste sélectionnée dans le cadre de l’appel à projets
Texte : Miranda Pastor

 

No fiction can replace spaces is a project that began in Madrid 2020 as a result of the impossibility of going outside during the confinement. The works I was then carrying out were in relation with environment and, suddenly, the interaction with the outside was transferred to the screen. Somehow, Google Maps became the way to access streets digitally.

But how is the environment represented through the screen ? And what is our link with these images ?

No fiction can replace spaces arises from this digital experience. The experience where the screen simulates and feeds the desire of being in several places at the same time. Here and there. Now and then. Just one click and we’re able to be in Madrid, Liège and Barcelona. We can be almost everywhere.

But just to discover, finally, that we’re nowhere completely.

The installation, as well as the screen itself, turns out to be a combination of per- sonal and public spaces. A room from Madrid is close to one from Barcelona and, at the same time, at some centimeters from Liège. At the end, this representation of spaces, beyond being a digital fiction, becomes another reality in itself.