PAS COURANT
Naomi Gilon, Arlon (BE) 1996
Commissaire : Marine Candova, Cdlt+
98, rue Cathédrale

Naomi Gilon travaille essentiellement sur l’idée d’hybridation des formes et des sujets dans un environnement, qui lui est propre, et qu’elle situe entre le réel et l’imaginaire. Pour ce faire, l’artiste manipule tout type de matériaux (simili cuir, fourrure, capot de voiture, réservoir de moto, plâtre, béton, terre glaise) qu’elle investit dans la réalité souhaitée. Telle une photographie, elle n’imite pas la réalité, elle la réinvente. Une fois les matières manipulées, elle les recouvre de matériaux synthétiques ou créer des additions d’éléments.

La culture populaire est largement exploitée dans le travail de l’artiste et vient nourrir son imaginaire. Nous plongeant dans un univers décalé, presque inquiétant dans lequel elle aborde, par exemple, le thème du monstrueux avec des objets élégants, qui selon elle, laisse entrevoir une facette différente de l’Être actuel. L’artiste désire que chaque pièce bien qu’individuelle et unique, communique avec les autres afin de démontrer le rapport de dépendance qui existe entre l’objet, le sujet et l’environnement. La pièce, qui a une présence forte, agit sur l’environnement du sujet qui lui-même l’interprète et le modifie selon son imagination. Naomi Gilon conçoit de nouveaux espaces, entre réel et imaginaire, par le biais de l’expérience du sujet, qui lui- même réinterprète l’environnement. Ce processus, à la fois conscient et inconscient, crée un régime d’images particulier. Ces dernières définissent son travail.