WHEN LIFE GIVES YOU LEMONS
Wessel Baarda, Utrecht (NL), 1989
Artiste sélectionné dans le cadre de l’appel à projets
Rue Saint-Gilles, 129

 

Le travail de Wessel Baarda met en scène des représentations du quotidien dans des assemblages étranges et discordants. Un ensemble de travaux dans lesquels les situations sont représentées d’un point de vue personnel et écrasant, un récit qui puise sa force dans la banalité de la vie elle-même. La pratique de l’artiste pousse à se pencher sur la question de comment interpréter et lire l’acte de représentation et d’envisager comment il peut ou non fonctionner comme une forme d’« authenticité » et de « vérité », et comment le comprendre une fois que toutes ces représentations coexistent dans ce semblant de hiérarchie. En créant ces réalités autonomes qui renferment une sensation de malaise pénétrante, l’observateur se mue en voyeur défiant. C’est une façon de questionner d’un œil critique le quotidien dans notre culture visuelle en traçant une ligne entre le réel et l’imaginaire, le commerce et l’indépendance au travers de représentations de scènes domestiques (troublantes).

L’art de puiser dans le surréalisme, l’univers de la BD et la culture populaire pour ensuite illustrer des états mentaux, des idées peu conventionnelles, et surtout, des mondes imaginaires élaborés. La vitrine est une représentation parfaite d’un tel environnement qui vous force à remettre en question « l’authenticité » et « la vérité » dans une société capitaliste hyper connectée. Que se passe-t-il lorsque vous utilisez cet espace public dans le but d’attirer les gens et qu’à la place vous créez un lien davantage privé et intime avec l’observateur ? En transformant l’espace en scène domestique, l’œuvre tente de pousser le spectateur à contempler notre surréalisme moderne dans lequel les frontières entre réalité et fiction sont plus que jamais sur le point de disparaitre. Cela est rendu possible par l’utilisation de différents supports et techniques qui laissent des marques visibles sur l’œuvre finale, révélant leur source tout en laissant la nature de leur création ouverte au débat.


ENGLISH
 

Wessel Baarda’s work features depictions of everyday life in strange, jarring settings. 

A body of work where situations are portrayed from an overwhelming and personal point of view, a narrative that finds its strength on the banality of life itself. The work aims to get at the question of how we can read and interpret the act of representation and consider how it may or may not function as a form of ‘authenticity’ and ‘truth’, and how to make sense of it when all these representations exist simultaneously with little hierarchy. By creating these autonomous realities that contain a permeating sense of unease, the viewer turns into a confronted voyeur. It is a way of critically interrogating everyday life in our visual culture by drawing the line between reality and fantasy, commerce, and autonomy through depictions of (unsettling) domestic scenes.

Sourcing surrealism, comic elements, and popular culture to then illustrate mental states, unconventional ideas, and mostly, elaborated fictional worlds. The shop window is a perfect representation of such an environment that makes you question ‘authenticity’ and ‘truth’ in a hyper-connected capitalist world. What happens when you use this public space with the goal of luring people in and instead create a more private and intimate relationship with the viewer? By transforming the space into a domestic scene, the work tries to confront the viewer to contemplate our contemporary surreality, in which the limits between real life and fiction are as close to disappearing as ever. This is enabled by using different forms of media and techniques that leave their visible marks in the final work, revealing their source as well as leaving the nature of their creation up for discussion.