DESUNSTHÉTICS
Zorg Aourir, Liège (BE), 1989

Commissaire : Maxime Moinet 
Rue de la Cathédrale, 31b 

Infatigable touche-à-tout mû par une envie de voir les choses et les corps bouger, Zorg Aourir est animé par un feu artistique qui peut prendre des formes très variées : musique, peinture, dessin, sérigra- phie, animation 3D, jeu vidéo,... Il organise aussi régulièrement des expositions collectives et des événements musicaux.

Zorg Aourir découvre la peinture aux côtés de son grand-père, l’ar- tiste Fernand Flausch, où il apprend la couleur et la composition picturale. Il s’essaye à d’autres procédés graphiques par ordinateur qui prennent progressivement une place importante dans son tra- vail. Le papier reste néanmoins son support de prédilection. Redirigé à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, il s’exerce à la technique de la sérigraphie, l’incitant à expérimenter. Depuis, il continue de multiplier les recherches et les collaborations, ajoutant de nouvelles cordes à son arc.

Son univers graphique, très riche, s’est nourri au fil du temps d’in- nombrables influences, absorbées puis digérées. Les plus évidentes sont les réminiscences pop de son aïeul dans ses couleurs et les rappels de jeux vidéos des années 80-90 dans certaines textures. Dans l’œuvre qu’il présente pour Art au Centre, il passe du digital à l’analogique. Il utilise plusieurs logiciels pour créer des formes, qu’il anime ensuite, avant de transposer sa composition sur papier puis d’inscrire celle-ci dans un plus grand décor. Le spectateur est plongé dans un monde cosmique tridimensionnel situé aux frontières du graphisme et de l’animation.

Maxime Moinet 


ENGLISH

Indefatigable dabbler driven by a desire to see things and bodies move, Zorg Aourir is driven by an artistic fire that can take very different forms : music, painting, drawing, silk-screen printing, 3D animation, video game... He also regularly organizes collective exhibitions and musical events.

Zorg Aourir discovers painting with his grandfather, artist Fernand Flausch, with whom he learns painting and pictorial composition. He tries his hand at other computer graphic methods that pro- gressively take an important place in his work. Nonetheless paper remain his preferred medium. At the Royal Academy of Fine Arts of Brussels, he trains to master silk-screen printing, encouraging him to experiment. Since then, he has been multiplying his research and collaborations, adding new strings to his bow.

His very rich graphic universe thrived over time on countless influences, absorbed then digested. The most obvious ones are the pop reminiscences of his grandfather in his colors and the remin- ders of the 80s-90s video games in certain textures. In the artwork that he presents for Art au Centre, he makes the transition from digital to analogical. He uses several software to create new forms that he animates afterwards before transposing his composition on paper and including it into a larger decor. The spectator is plunged into a three-dimensional cosmic world located on the dividing line between graphic arts and animation.

Maxime Moinet